Sainte
Hildegarde
a énuméré dix-sept qualités
en faveur de l'épeautre qui en font une céréale
unique : "L'épeautre" est la meilleure des
céréales. Il a vertu de réchauffer
et d'engraisser (sans donner de mauvaise graisse), il est très
riche et plus tendre que tous les
autres grains. L'épeautre assure une bonne chair.
Il génère du sang de qualité, confère
la gaieté du coeur et la grâce d'une belle
humeur. De quelque façon (m ode
de préparation), qu'on le mange, sous une forme ou une autre,
comme pain, ou comme tel autre mets (cuit), l'épeautre est (pour
tout dire) excellent et délicat..."
L'épeautre n’est pas une variété de blé.
La substance essentielle de l'épeautre semble être, de
toutes les plantes, la plus proche de notre plasma sanguin
("substance essentielle de l'être humain"). L'épeautre,
cette céréale parfaite entre toutes, se distingue fondamentalement
des autres graminées. On peut ainsi bien nourrir les enfants,
des tout-petits aux plus grands, avec une bouillie de farine d'épeautre,
à la différence du froment qui entraîne tôt
ou tard des carences à compenser par des compléments nutritifs.
Les semoules d'épeautre peuvent être servies sans crainte
à des malades.
Comment cela se fait-il ? Un principe subtil guide
le développement et la constitution de chaque plante (par le
biais des gènes) ; celui-ci est-il bon et en affinité
avec la nature humaine ? Chaque partie de la plante a-t-il sur l'homme
un effet positif ?
Oui, toutes ses parties sont toutes aussi bonnes les unes que les autres,
y compris l'amande, avec ou sans le son.
Aucun des éléments constituants de l'épeautre pris
à part n’est nocif pour l'homme. La farine donne un pain
blanc aussi bon pour la santé que le pain plus sombre de farine
complète.
La cuisine à l'épeautre donne de la bonne graisse, donc,
ne rend ni gros ni maigre.
L'épeautre assure vraisemblablement au corps humain des cellules
et un tissu adipeux sains, car tout dépend de la qualité
de la graisse.
Les hydrates de carbone contenus dans un grain d'épeautre possèdent,
pour leur part, toutes les vitamines nécessaires à leur
"gaillarde" assimilation par l'organisme, ce qui justifierait
la gaieté du cœur évoquée dans la définition.
On s'habitue en général très facilement à
l'épeautre comme à quelque chose de vraiment excellent,
d'agréable. | |